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Abolition vs. bien-être animal
Dans les mouvements animalistes, il y a deux courants principaux.
Le plus connu, celui du bien-être animal, aussi dit protectionniste, est celui qui cherche à améliorer le bien-être des animaux sans remettre en cause leur statut de propriété et qui ne cherche donc pas à mettre fin à leur exploitation. L'animal est toujours considéré comme une ressource.
Un deuxième courant, le mouvement abolitionniste, œuvre pour l’abolition du statut de propriété des animaux et l’utilisation de ces derniers en tant que ressource. Le mouvement abolitionniste est en général antispéciste. Il considère que les intérêts des animaux non-humains ont la même valeur que ceux de l’animal humain.

Vegan Planet se place dans le mouvement abolitionniste.
On pourrait résumer ces deux mouvements ainsi : le mouvement pour le bien-être animal veut donner aux animaux des cages plus grandes, plus confortables, tandis que le mouvement pour l’abolition de l’exploitation animale ne veut plus de cages du tout, quel que soit leur degré de confort.
En luttant pour le bien-être animal uniquement, le statut de propriété des animaux est renforcé et rend l’exploitation des animaux plus rentable et d’autant plus important. Ces mesures donnent bonne conscience aux consommateurs et servent donc les intérêts des abuseurs qui peuvent vendre leurs produits avec un label « éthique », même si ces produits coûtent plus chers, que ce soit l’animal transformé en viande ou en chaussures.
Mais comment peut-on parler d'éthique quand l’animal est considéré comme une propriété, élevé pour du profit, enfermé, exploité et la plupart du temps tué lorsqu’il n’est plus rentable ? Un animal n’est pas une ressource et quelle que soit la manière dont est traité cet animal, tant qu’il est considéré comme une marchandise, on ne peut parler d’éthique. L’esclavage n’est jamais éthique, même si l’esclave est « bien traité ».
Ce n’est pas tant le « comment » mais le « pourquoi » qui concerne les abolitionnistes.
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